jeudi 8 octobre 2026

Portrait de la Comtesse Catherine Skavronskaïa, Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun

Portrait de la Comtesse Catherine Skavronskaïa, Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun
 
 
 
 
 
Portrait de la Comtesse Catherine Skavronskaïa, Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun - 1790

Louise Élisabeth Vigée-Lebrun, peintre français, a laissé la source la plus précieuse qui soit pour une biographie : ses Souvenirs (1835-1837), qui racontent sa vie année par année. Elle fut élève de son père, Louis Vigée, de J. Vernet et de Greuze, et elle épousa en 1776, le célèbre marchand de tableaux J.-B. Lebrun.

Avant même d’être reçue en 1783 à l’Académie (la Paix ramenant l’Abondance, 1780, Louvre), elle devint en 1779 le peintre officiel de la reine Marie-Antoinette, dont elle a laissé plus de 30 effigies (pour la plupart originales), et des dames de la Cour (Marie-Antoinette et ses enfants, 1787, Versailles).

Personnage très parisien (son souper grec est resté fameux à travers toute l’Europe), elle exécuta aussi de beaux portraits d’artistes : Hubert Robert (1788, Louvre). Sous la Révolution, elle se réfugia à l’étranger (Italie, 1789-1793 ; Vienne, 1793-1794 ; Saint-Pétersbourg, 1795-1802), devint membre de diverses académies (Académie de Saint-Luc à Rome, Académie de Saint-Pétersbourg), portraiturant la société des cours et des émigrés (Élisabeth Alexeevna, 1798, musée de Montpellier).

Rentrée en France en 1802, elle continua de voyager à travers l’Europe (Angleterre, en 1802-1805, où elle rencontra B. West et admira les œuvres de Reynolds ; Hollande, en 1805 ; Suisse, en 1808-1809). Dans la plus grande partie de ses portraits, l’artiste conserve le métier délicat du XVIIIe siècle et y apporte la même sensibilité nouvelle que ses contemporains étrangers, tels P. Batoni ou A. Kauffmann : Mme Vigée-Lebrun et sa fille, 1786 (Louvre).

Les musées français et russes conservent les deux plus grands ensembles de sa production.

 
Source : Dictionnaire de la Peinture, Larousse, 2003.
 
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